SHIVOHAM Shankara
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SHIVOHAM Shankara

Une interprétation contemporaine des plus beaux poèmes mystiques du grand philosophe hindou, Shankara (5ème siècle av.JC). Un mariage magique entre le son métallique, profond et contemplatif du sarod joué par Bhargav Mistry avec la voix cristalline et suave d'Aparna Panshikar. Un très bel album.
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constance- Nombre de messages: 217
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Re: SHIVOHAM Shankara
Merci Constance pour cette belle musique de l'Inde que j'aime tant !


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« La spiritualité, ce n’est pas fuir le monde dans le silence,
c’est apporter de l’indispensable silence
dans le monde»
C. de Radiguès

Jean-Pierre- Admin
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Re: SHIVOHAM Shankara
Oui, cette musique est vraiment pour moi merveilleuse,
quelles que soient les modalités qu' elle peut revêtir
Constance
quelles que soient les modalités qu' elle peut revêtir
Constance

constance- Nombre de messages: 217
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Re: SHIVOHAM Shankara
C'est avec une grande joie que je vous donne ici la traduction du premier chant intitulé "Le Cantique de l'Aube" et qui se nomme en Sanscrit "La Prière de Shankaracharya", et qui comprend trois strophes de quatre versets qui ont été traduits en anglais par Vimala Thakar. Les deux derniers versets ont été ajoutés à la chanson et ont été traduits par mon amie Yamuna Harshavardana.
La traduction française est de moi-même.
In the morning as I meet the dawn, I remember that my heart contains the God, the Beloved, who has not yet been defined and described. I remember that it is He who vibrates within my heart, enables me to breathe, to talk, to listen, to move. When I am thus aware, that it is He who lives and moves within me, then the three phases of consciousness, jagrat, swapna, sushupti : wakefulness, dreaming, and profound sleep, they are transcended into turiya, the fourth dimension, which is behind the wakefulness, the dream-consciousness, and the sleep-consciousness.
Au petit matin comme je rencontre l’aurore, je me souviens que mon coeur contient le Dieu, le Bien-Aimé, qui n’a pas encore été défini ni décrit. Je me souviens que c’est LUI qui vibre en mon cœur, me permettant de respirer, de parler, d’écouter, de me mouvoir. Quand je me rend compte alors, que c’est LUI qui vit et se meut en moi, alors les trois phases de la conscience, jagrat, swapna, sushupti (vigilance, rêve et sommeil profond) sont transcendées en turiya (les quatre dimensions) qui est l’arrière-plan de la vigilance, de la conscience du rêve, et de la conscience du sommeil.
When I thus remember, that the underlying current behind the wakefulness, the dream, and the sleep-consciousness is He, who lives and moves within me, then that awareness gives me sat chit sukham, the flavor of the truth, the reality, and the bliss that is the nature, the basic primary nature of life.
Lorsque je me souviens alors, que le courant fondamental situé derrière la vigilance, le rêve et la conscience du sommeil, c’est LUI, qui vit et se meut en moi, alors cette connaissance me donne sat chit sukham, le parfum de la vérité, la réalité, et la félicité qui est la nature, la nature primordiale de la vie.
Sat chit sukham. When I am always thus aware of the real nature of life, then I arrive at paramahansagatim turiyam. I arrive at a state of being that has been called by the ancient wise Indians "Paramahansa", a swan that swims through the waters of duality. That is how a sanyasi is called a paramahansa, one who lives in the renunciation of that austere awareness that it is not he who lives, as separate from the universe, but that he is only an expression of the universal.
Sat chit sukham. Quand je suis toujours ensuite conscient de la vraie nature de la vie, je parviens alors à paramahansagatim turiyam. Je parviens à un état d’être qui a été appelé par les Anciens sages de l’Inde « Paramahansa », un cygne qui nage au-travers les eaux de la dualité. Voila comment un saint est appelé un paramahansa, qui vit dans le renoncement, dans cette austère connaissance que ce n’est pas lui qui vit, comme étant séparé de l’univers, mais qu’il est seulement une expression de l’Universel.
The state of paramahansa is the state where a person is aware that he is not a conglomeration of sense organs and only the five elements, but he is the nishkala Brahman, the supreme Brahman, the divinity, who has taken the dense form of a mind and a physical body.
L’état de Paramahansa est l’état d’une personne qui est consciente qu’il n’est pas un conglomérat d’organes sensitifs constitués seulement des cinq éléments, mais il est le nishkala Brahman, le suprême Brahman, la divinité, qui a pris la forme dense de la pensée et du corps physique.
But my mind, when I am awake, needs some work to do. It cannot remain without movement. So I give it a job. "Pratara bhajami manaso" - by the mind - "vachasam agamyam" - by the mind I move. On the frontiers of the mind I give the mind a job to explore that which lies beyond its own frontiers, that which is not accessible to the word, to the speech, as well as to the mind.
Mais mon esprit (ma pensée), lorsque je suis conscient, a besoin de s’activer. Il ne peut demeurer inactif. Alors je lui donne du travail. "Pratara bhajami manaso" – par la pensée - "vachasam agamyam" – par la pensée que je meus. Aux frontières de la pensée, je donne à la pensée la tâche d’explorer ce qui s’étend au-delà de ses propres frontières, et qui n’est pas accessible aux mots, aux paroles, ni même à la pensée.
My mind asks me, "How shall I do it?" And I ask the mind to travel back, through the word, to the source of the word, the sound, and find out how the sound is born. I ask my mind to travel with the breath, to go inside: with the breath to travel. That is the only way you can find out how the sound is born, because breath and sound are woven together.
Ma pensée me demande, “comment puis-je faire cela ?” Et je lui réponds de revenir en arrière, au-travers du mot, jusqu’à la source du mot, du son, et de trouver comment est né le son. Je demande à ma pensée de voyager au-travers du souffle, d’aller au-dedans : voyager avec le souffle. C’est l’unique chemin pour trouver comment le son est né, parce que le souffle et le son sont émis ensemble.
All speech and all sound is a blessing of that unspoken, unstruck sound. And unless one discovers the source from which all sound is born, one shall never set oneself free from the power of the word, that intoxicates and distorts the mind; that intoxicates the mind and sweeps it off its balance.
Tout discours et tout son est une bénédiction (faveur) de ce non-dit, de ce son non-émis. Et à moins de découvrir la source d’où tout son est né, l’on ne pourra jamais se libérer soi-même de la puissance du mot, qui intoxique et distord la pensée ; qui enivre la pensée et détruit son équilibre.
All the Upanishads and the Vedas have been searching for that source of sound. That source of breath. They arrived only at two words: na iti, na iti: it is "not this", it is "not this." So even the Vedas arrive at the point where nothing can describe and define. The source can only be experienced, the source can only be perceived and understood, but never defined and described. That is how the mind becomes silent. Not because I ask it, but while it is searching for the source of its own activity it takes a dive deep into silence, where the mind becomes the no-mind, where the knowing becomes the not-knowing.
Tous les Upanishads et les Vedas ont cherché cette source du son. Cette source du souffle. Ils ne sont arrivés qu’à deux mots : na iti, na iti : ce n’est « pas ça », ce n’est « pas ça ». Ainsi même les Vedas en arrivent au point où rien ne peut être décrit ni défini. La source peut seulement être expérimentée, la source peut seulement être perçue et comprise, mais jamais définie ni décrite. Voila comment la pensée devient silencieuse. Non pas parce que je lui ai demandé, mais tandis qu’elle cherchait la source de sa propre activité, elle a plongé profondément dans le silence, où la pensée devient non-pensée, où la connaissance devient non-connaissance.
Then I understand that silence is the only speech through which life speaks, and I feel blessed when I am in that silence.
Je comprends alors que le silence est le seul discours à-travers lequel parle la vie, et je me sens béni lorsque je suis dans ce silence.
But then comes the body. It wants to do something. To worship, to admire, to adore. So I give it a job. I ask my body to bow down before the light of the earth, the sun, who dispels darkness from all the corners of the earth. And I ask my body to expose itself to that darkness dispelling sun - ask it to find out how that sun enters into the body through the doors of the eyes, and through the pores of all the veins and nerves, every pore of my being. I want my body to find out which are the avenues through which the light is received.
Mais alors survient le corps. Il veut faire quelque chose. S’adonner à un culte, admirer, adorer. Alors je lui donne un travail. Je demande à mon corps de s’incliner avant que la lumière de la terre, le soleil, ne balaye les ténèbres de la terre. Et je demande à mon corps de s’exposer lui-même à ce soleil dispersant les ténèbres – Je lui demande de trouver comment ce soleil entre dans le corps à-travers la porte des yeux, et à-travers les pores de toutes les veines et les nerfs, chaque pore de mon être. Je veux que mon corps trouve quelles sont les avenues au-travers desquelles la lumière est reçue.
And when the body says, "It is the eyes through which the light enters," I say, "Find out how the eyes can see the light. Is the light outside the eyes, or is it inside?" With the help of the mind, the body travels inward, to find out the source of the light.
Et le corps dit : “Ce sont les yeux au-travers desquels entre la lumière”. Je dis : « Trouves donc comment les yeux peuvent voir la lumière. La lumière est-elle en dehors des yeux, ou bien est-elle au-dedans ? » Avec l’aide de la pensée, le corps voyage vers l’intérieur, afin de trouver la source de la lumière.
And it discovers that it is not a blind person who can receive the light from outside. He who has an eye can receive the light. So that which receives the light is greater than the light seen from outside.
Et il découvre que ce n’est pas un aveugle qui peut recevoir la lumière du dehors. Celui qui a des yeux peut recevoir la lumière. Ainsi ce qui reçoit la lumière est plus grand que la lumière vue de l’extérieur.
So I arrive at the source of light within me. And the awareness of that light dispels the illusion - the illusion and the fear that a man experiences when he see "rajo bhujangama" : when he see a rope in the darkness and he mistakes that for a snake, a cobra. I had mistaken the rope of duality for the snake and cobra of misery and sorrow. But the light dispels the darkness and I see that the duality is only a rope that cannot bind me in any way unless I bind myself with it.
Aussi j’en arrive à la source de la lumière à l’intérieur de moi. Et la connaissance de cette lumière disperse l’illusion – l’illusion et la peur qu’un homme expérimente lorsqu’il voit « rajo bhujangama » : lorsqu’il voit une corde dans l’ombre et qu’il la prend pour un serpent, un cobra. J’ai confondu la corde de la dualité avec le serpent et le cobra de la misère et de la tristesse. Mais la lumière dissipe les ténèbres et je vois que la dualité n’est qu’une corde qui ne peut m’attacher, à moins que je m’attache moi-même avec.
That light is the purushottam, that is sanatana - eternal. Purnam - that is perfect. The perfect eternity. The God divine. That is really my nature. I had mistaken the tensions of duality to be me, but then the light dispels all the darkness, and I get rooted back into the ajam, the aychutam - that which can never be swept off its feet. Ajam - that which was never born, and can never die. I am that.
Cette lumière est le “purushottam”, qui est “sanatana” – éternel. Purnam – ce qui est parfait. La parfaite éternité. Le Dieu divin. Ce qui est réellement ma nature. J’ai cru que les tensions de la dualité étaient moi-même, mais ensuite la lumière a balayé les ombres, et je me suis ré-enraciné en « ajam », l’ « aychutam » - qui ne peut jamais être coupé de ses racines. Ajam – ce qui n’est jamais né, et ne peut jamais mourir. Je suis cela.
This is the prayer composed by Shankaracharya, the majestic exponent of the philosophy of non-dualism, vedanta or advait. This was sung by Vivekananda very often.
Ceci est la prière composée par Shankaracharya, le majestueux exposant de la philosophie du non-dualisme, vedanta ou advait. Elle a été chanté par Vivekananda si souvent !
Vimala Thakar
Hunger Mountain, MA
October, 1972
***
Les deux derniers versets :
Glorifying the three worlds with these three shlokas is a blessing.
Reciting these in the morning raises one to the highest levels, to the feet of the Lord, feet of the Lord.
Glorifier les trois mondes avec ces trois strophes est une bénédiction.
Réciter cela le matin à l’aube élève aux plus hauts niveaux, jusqu’aux pieds du Seigneur ! aux pieds du Seigneur !
***
La traduction française est de moi-même.
LE CANTIQUE DE L’AUBE
(1)
Prâtah smarâmi hrudi samsphurad atma tattvam
Sacchit sukham paramahansa gati turîyam
Yat svapna jâgara sushuptim avaiti nityam
Tad brahma nishkalam aham na cha bhûta sanghah
(1)
Prâtah smarâmi hrudi samsphurad atma tattvam
Sacchit sukham paramahansa gati turîyam
Yat svapna jâgara sushuptim avaiti nityam
Tad brahma nishkalam aham na cha bhûta sanghah
In the morning as I meet the dawn, I remember that my heart contains the God, the Beloved, who has not yet been defined and described. I remember that it is He who vibrates within my heart, enables me to breathe, to talk, to listen, to move. When I am thus aware, that it is He who lives and moves within me, then the three phases of consciousness, jagrat, swapna, sushupti : wakefulness, dreaming, and profound sleep, they are transcended into turiya, the fourth dimension, which is behind the wakefulness, the dream-consciousness, and the sleep-consciousness.
Au petit matin comme je rencontre l’aurore, je me souviens que mon coeur contient le Dieu, le Bien-Aimé, qui n’a pas encore été défini ni décrit. Je me souviens que c’est LUI qui vibre en mon cœur, me permettant de respirer, de parler, d’écouter, de me mouvoir. Quand je me rend compte alors, que c’est LUI qui vit et se meut en moi, alors les trois phases de la conscience, jagrat, swapna, sushupti (vigilance, rêve et sommeil profond) sont transcendées en turiya (les quatre dimensions) qui est l’arrière-plan de la vigilance, de la conscience du rêve, et de la conscience du sommeil.
When I thus remember, that the underlying current behind the wakefulness, the dream, and the sleep-consciousness is He, who lives and moves within me, then that awareness gives me sat chit sukham, the flavor of the truth, the reality, and the bliss that is the nature, the basic primary nature of life.
Lorsque je me souviens alors, que le courant fondamental situé derrière la vigilance, le rêve et la conscience du sommeil, c’est LUI, qui vit et se meut en moi, alors cette connaissance me donne sat chit sukham, le parfum de la vérité, la réalité, et la félicité qui est la nature, la nature primordiale de la vie.
Sat chit sukham. When I am always thus aware of the real nature of life, then I arrive at paramahansagatim turiyam. I arrive at a state of being that has been called by the ancient wise Indians "Paramahansa", a swan that swims through the waters of duality. That is how a sanyasi is called a paramahansa, one who lives in the renunciation of that austere awareness that it is not he who lives, as separate from the universe, but that he is only an expression of the universal.
Sat chit sukham. Quand je suis toujours ensuite conscient de la vraie nature de la vie, je parviens alors à paramahansagatim turiyam. Je parviens à un état d’être qui a été appelé par les Anciens sages de l’Inde « Paramahansa », un cygne qui nage au-travers les eaux de la dualité. Voila comment un saint est appelé un paramahansa, qui vit dans le renoncement, dans cette austère connaissance que ce n’est pas lui qui vit, comme étant séparé de l’univers, mais qu’il est seulement une expression de l’Universel.
The state of paramahansa is the state where a person is aware that he is not a conglomeration of sense organs and only the five elements, but he is the nishkala Brahman, the supreme Brahman, the divinity, who has taken the dense form of a mind and a physical body.
L’état de Paramahansa est l’état d’une personne qui est consciente qu’il n’est pas un conglomérat d’organes sensitifs constitués seulement des cinq éléments, mais il est le nishkala Brahman, le suprême Brahman, la divinité, qui a pris la forme dense de la pensée et du corps physique.
(2)
Prâtar bhajâmi manasâ vachasâm agamyam
Vâcho vibhânti nikhilâ yad anugrahena
Yan neti neti vachanair nirgamâ avocham-stam
deva devam ajam achyutam âhuragryam
Prâtar bhajâmi manasâ vachasâm agamyam
Vâcho vibhânti nikhilâ yad anugrahena
Yan neti neti vachanair nirgamâ avocham-stam
deva devam ajam achyutam âhuragryam
But my mind, when I am awake, needs some work to do. It cannot remain without movement. So I give it a job. "Pratara bhajami manaso" - by the mind - "vachasam agamyam" - by the mind I move. On the frontiers of the mind I give the mind a job to explore that which lies beyond its own frontiers, that which is not accessible to the word, to the speech, as well as to the mind.
Mais mon esprit (ma pensée), lorsque je suis conscient, a besoin de s’activer. Il ne peut demeurer inactif. Alors je lui donne du travail. "Pratara bhajami manaso" – par la pensée - "vachasam agamyam" – par la pensée que je meus. Aux frontières de la pensée, je donne à la pensée la tâche d’explorer ce qui s’étend au-delà de ses propres frontières, et qui n’est pas accessible aux mots, aux paroles, ni même à la pensée.
My mind asks me, "How shall I do it?" And I ask the mind to travel back, through the word, to the source of the word, the sound, and find out how the sound is born. I ask my mind to travel with the breath, to go inside: with the breath to travel. That is the only way you can find out how the sound is born, because breath and sound are woven together.
Ma pensée me demande, “comment puis-je faire cela ?” Et je lui réponds de revenir en arrière, au-travers du mot, jusqu’à la source du mot, du son, et de trouver comment est né le son. Je demande à ma pensée de voyager au-travers du souffle, d’aller au-dedans : voyager avec le souffle. C’est l’unique chemin pour trouver comment le son est né, parce que le souffle et le son sont émis ensemble.
All speech and all sound is a blessing of that unspoken, unstruck sound. And unless one discovers the source from which all sound is born, one shall never set oneself free from the power of the word, that intoxicates and distorts the mind; that intoxicates the mind and sweeps it off its balance.
Tout discours et tout son est une bénédiction (faveur) de ce non-dit, de ce son non-émis. Et à moins de découvrir la source d’où tout son est né, l’on ne pourra jamais se libérer soi-même de la puissance du mot, qui intoxique et distord la pensée ; qui enivre la pensée et détruit son équilibre.
All the Upanishads and the Vedas have been searching for that source of sound. That source of breath. They arrived only at two words: na iti, na iti: it is "not this", it is "not this." So even the Vedas arrive at the point where nothing can describe and define. The source can only be experienced, the source can only be perceived and understood, but never defined and described. That is how the mind becomes silent. Not because I ask it, but while it is searching for the source of its own activity it takes a dive deep into silence, where the mind becomes the no-mind, where the knowing becomes the not-knowing.
Tous les Upanishads et les Vedas ont cherché cette source du son. Cette source du souffle. Ils ne sont arrivés qu’à deux mots : na iti, na iti : ce n’est « pas ça », ce n’est « pas ça ». Ainsi même les Vedas en arrivent au point où rien ne peut être décrit ni défini. La source peut seulement être expérimentée, la source peut seulement être perçue et comprise, mais jamais définie ni décrite. Voila comment la pensée devient silencieuse. Non pas parce que je lui ai demandé, mais tandis qu’elle cherchait la source de sa propre activité, elle a plongé profondément dans le silence, où la pensée devient non-pensée, où la connaissance devient non-connaissance.
Then I understand that silence is the only speech through which life speaks, and I feel blessed when I am in that silence.
Je comprends alors que le silence est le seul discours à-travers lequel parle la vie, et je me sens béni lorsque je suis dans ce silence.
(3)
Prâtar namâmi tamasah param arka varnam
Pûrnam sanâtana padam purushottamâkhyam
Yasminn idam jagad ashesham ashesa mûrtau
Rajjvâm bhujangama iva pratibhâsitam vai
Prâtar namâmi tamasah param arka varnam
Pûrnam sanâtana padam purushottamâkhyam
Yasminn idam jagad ashesham ashesa mûrtau
Rajjvâm bhujangama iva pratibhâsitam vai
But then comes the body. It wants to do something. To worship, to admire, to adore. So I give it a job. I ask my body to bow down before the light of the earth, the sun, who dispels darkness from all the corners of the earth. And I ask my body to expose itself to that darkness dispelling sun - ask it to find out how that sun enters into the body through the doors of the eyes, and through the pores of all the veins and nerves, every pore of my being. I want my body to find out which are the avenues through which the light is received.
Mais alors survient le corps. Il veut faire quelque chose. S’adonner à un culte, admirer, adorer. Alors je lui donne un travail. Je demande à mon corps de s’incliner avant que la lumière de la terre, le soleil, ne balaye les ténèbres de la terre. Et je demande à mon corps de s’exposer lui-même à ce soleil dispersant les ténèbres – Je lui demande de trouver comment ce soleil entre dans le corps à-travers la porte des yeux, et à-travers les pores de toutes les veines et les nerfs, chaque pore de mon être. Je veux que mon corps trouve quelles sont les avenues au-travers desquelles la lumière est reçue.
And when the body says, "It is the eyes through which the light enters," I say, "Find out how the eyes can see the light. Is the light outside the eyes, or is it inside?" With the help of the mind, the body travels inward, to find out the source of the light.
Et le corps dit : “Ce sont les yeux au-travers desquels entre la lumière”. Je dis : « Trouves donc comment les yeux peuvent voir la lumière. La lumière est-elle en dehors des yeux, ou bien est-elle au-dedans ? » Avec l’aide de la pensée, le corps voyage vers l’intérieur, afin de trouver la source de la lumière.
And it discovers that it is not a blind person who can receive the light from outside. He who has an eye can receive the light. So that which receives the light is greater than the light seen from outside.
Et il découvre que ce n’est pas un aveugle qui peut recevoir la lumière du dehors. Celui qui a des yeux peut recevoir la lumière. Ainsi ce qui reçoit la lumière est plus grand que la lumière vue de l’extérieur.
So I arrive at the source of light within me. And the awareness of that light dispels the illusion - the illusion and the fear that a man experiences when he see "rajo bhujangama" : when he see a rope in the darkness and he mistakes that for a snake, a cobra. I had mistaken the rope of duality for the snake and cobra of misery and sorrow. But the light dispels the darkness and I see that the duality is only a rope that cannot bind me in any way unless I bind myself with it.
Aussi j’en arrive à la source de la lumière à l’intérieur de moi. Et la connaissance de cette lumière disperse l’illusion – l’illusion et la peur qu’un homme expérimente lorsqu’il voit « rajo bhujangama » : lorsqu’il voit une corde dans l’ombre et qu’il la prend pour un serpent, un cobra. J’ai confondu la corde de la dualité avec le serpent et le cobra de la misère et de la tristesse. Mais la lumière dissipe les ténèbres et je vois que la dualité n’est qu’une corde qui ne peut m’attacher, à moins que je m’attache moi-même avec.
That light is the purushottam, that is sanatana - eternal. Purnam - that is perfect. The perfect eternity. The God divine. That is really my nature. I had mistaken the tensions of duality to be me, but then the light dispels all the darkness, and I get rooted back into the ajam, the aychutam - that which can never be swept off its feet. Ajam - that which was never born, and can never die. I am that.
Cette lumière est le “purushottam”, qui est “sanatana” – éternel. Purnam – ce qui est parfait. La parfaite éternité. Le Dieu divin. Ce qui est réellement ma nature. J’ai cru que les tensions de la dualité étaient moi-même, mais ensuite la lumière a balayé les ombres, et je me suis ré-enraciné en « ajam », l’ « aychutam » - qui ne peut jamais être coupé de ses racines. Ajam – ce qui n’est jamais né, et ne peut jamais mourir. Je suis cela.
This is the prayer composed by Shankaracharya, the majestic exponent of the philosophy of non-dualism, vedanta or advait. This was sung by Vivekananda very often.
Ceci est la prière composée par Shankaracharya, le majestueux exposant de la philosophie du non-dualisme, vedanta ou advait. Elle a été chanté par Vivekananda si souvent !
Vimala Thakar
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October, 1972
***
Les deux derniers versets :
Shloka Triyamidam punyam lokatriya vibhushanam
Pratahkale pathetyastu sakache paramam thitam paramam padam paramam padam
Pratahkale pathetyastu sakache paramam thitam paramam padam paramam padam
Glorifying the three worlds with these three shlokas is a blessing.
Reciting these in the morning raises one to the highest levels, to the feet of the Lord, feet of the Lord.
Glorifier les trois mondes avec ces trois strophes est une bénédiction.
Réciter cela le matin à l’aube élève aux plus hauts niveaux, jusqu’aux pieds du Seigneur ! aux pieds du Seigneur !
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Re: SHIVOHAM Shankara

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Re: SHIVOHAM Shankara
Le CD SHIVOHAM est enfin en vente sur La Boutique Amazon :
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